20 février 2018

Depuis le début de l’année 2017, le Forum métropolitain du Grand Paris mène un vaste chantier sur l’évolution des mobilités régionales à l’horizon 2030 sous le pilotage conjoint de l’AMIF, de la Ville de Paris, de la Métropole du Grand Paris, et en lien avec l’ensemble des collectivités concernées. Les élus ont souhaité associer tous les acteurs des mobilités en Ile-de-France : l’Etat, Ile-de-France Mobilités, la Région Ile-de-France, les acteurs parapublics et privés, les deux agences d’urbanisme, l’APUR et l’IAU-ÎdF, et les habitants. La démarche doit se concrétiser par un Livre blanc des mobilités à l’horizon 2030 au premier trimestre 2018. Un cahier d’acteurs, document intermédiaire, a d’ores-et-déjà été remis au gouvernement dans le cadre des Assises nationales de la mobilité.

Dans le cadre de cette réflexion, il est apparu que l’un des enjeux majeurs en termes d’optimisation des mobilités de demain consistait à réfléchir aux évolutions des usages de la route, et plus particulièrement des autoroutes, dans le système global de déplacements. En effet, les autoroutes concentrent aujourd’hui un grand nombre de problématiques (pollution sonore et auditive, congestion routière…) mais leur évolution pourrait permettre d’optimiser le système global de mobilités en Ile-de-France (répondre à la demande croissante de déplacements en mettant plus d’usagers sur les routes ; réduire les externalités négatives à travers des motorisations plus propres et des enrobés plus performants ; résorber les coupures urbaines ; intégrer les différents modes de déplacement et les mobilités du futur…).

Conscients de ces enjeux les élus du Forum métropolitain du Grand Paris ont décidé de lancer une consultation internationale sur le devenir des autoroutes du Grand Paris et du boulevard périphérique à court terme (horizon 2024) et à long terme (horizon 2050)   L’objectif final est l’organisation d’une exposition grand public qui donnera à voir plusieurs scénarios d’évolutions possibles.

 Le projet est ambitieux et appelle donc à mobiliser l’ensemble des parties prenantes concernées et des experts de qualité couvrant les différents domaines impliqués (architecte, urbaniste, sociologue, ingénieurs, géographe), c’est pourquoi les travaux s’appuieront sur des équipes pluridisciplinaires. L’idée est de favoriser les idées innovantes et durables, pour cela ouvrir le plus possible la démarche apparait comme essentiel, d’où la nécessité de prendre en compte des points de vue d’acteurs internationaux.